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wyatt - at least you have beautiful ghosts

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Sam 30 Nov - 15:47
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Choquée, voilà comment tu te sens après avoir assisté à cette scène surréaliste. Qu’est-ce que l’Homme peut être barbare… Ça aurait pu être toi dont on aurait arraché le sac à main. La victime, un homme, est un peu choquée. Forcément, on ne s’attend pas à ça quand on est en vacances. Tu essayes de communiquer avec mais, malheureusement, tu ne parles pas sa langue et lui non plus visiblement. A moins que ce soit le choc. Ta bonne conscience te dicte immédiatement quoi faire : te rendre dans le commissariat le plus proche où tu escorteras ce touriste. Avec un peu de peine, tu parviens à lui faire comprendre qu’il doit te suivre. Heureusement vous n’êtes qu’à une quinzaine de minutes à pieds du commissariat. Tu n’es pas pris ta voiture, tu étais d’humeur à marcher. En vérité, tu as besoin de te changer les idées. Ça fait des mois et des mois maintenant que tu essayes de tomber enceinte… Sans succès. Tu as multiplié les rendez-vous médicaux qui ont confirmé qu’il n’y avait aucun problème… Et pourtant.
Tu oublies tes idées tristes maintenant que tu as une cause à soutenir. Tu as toujours été comme ça : serviable, sûrement trop. Tu prends les devants en arrivant sur place en présentant  la situation. Tu te rends utile, tu ne te vois pas laisser ce pauvre homme dans la galère et son anglais est si approximatif… Le touriste se fait conduire dans une autre pièce par un policier. Sûrement pour entendre sa version des faits. On te demande d’attendre. A priori, ils ont aussi besoin de t’entendre puisque tu es témoin de la scène.
Tu n’es pas enchantée. Tu n’aimes pas cet endroit. Ça te rappelle quelqu’un que tu as tout fait pour oublier.
Victoria Holbrook
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Mar 3 Déc - 10:03
Une journée comme une autre démarrait pour toi, en cette belle matinée de fin de novembre. La température hivernale avait eu raison de bien des courageux: beaucoup grommelaient sous leurs épais manteaux, pestant contre la fraîcheur qui s'installait. Nul doute que celle-ci perdurerait dans les semaines à venir. Étrangement, cela te rappelait les moments de ton enfance passée à Londres. Là-bas, la pluie régnait principalement. En tant que petit garçon, tu te souvenais des grosses flaques qu'il fallait soigneusement éviter sur les trottoirs. Maintes fois, tu n'avais pas daigné obéir et tu t'étais élancé avec violence, afin de mouiller d'avantage les passants qui te fusillaient du regard. Heureusement, ton air espiègle et tes yeux malicieux avaient souvent la capacité d'obtenir le pardon des uns et des autres. Néanmoins, étant adulte, tu savais désormais que ta mémoire n'était pas dans la véracité. Tes mirettes de gosse avaient enjolivé la situation, pour chasser les ombres qui planaient au-dessus de ta tête.

Quoiqu'il en soit, le froid ne te dérangeait pas tellement. Tu espérais secrètement que cela maintiendrait les criminels au repos, le temps qu'ils apprennent à s'acclimater. Hélas, tes rêveries ne durèrent guère. Alors que tu étais confortablement assis dans ton bureau, un café encore fumant en face de tes dossiers, un de tes agents frappa à la porte. Il entra, suite à ton invitation, et te présenta une affaire de vol en pleine rue, dans les grandes lignes. Visiblement, un touriste avait rencontré un malfrat. Lui était en pleine discussion avec un autre agent. Cependant, le témoin de l'affaire - une habitante - devait être entendue. Un soupire s'échappa de ta gorge.

" - Et je suppose que personne n'est disponible pour auditionner le témoin? "

Malheureusement, le retour des mauvais jours était également le signe des premiers arrêts maladie. Tu te massas les tempes, peu enjoué, avant de te lever. Tu fis signe à ton camarade de te fournir le dossier, que tu attrapas en vitesse, avant de sortir en toute hâte du bureau. Tu te précipitas dans la salle d'attente du commissariat, tout en ouvrant le précieux sésame. Le nez dans la paperasse, tu t'adossas dans l'embrasure de la porte.

" - Mademoiselle Holbrook ? "

Aussitôt ses mots prononcés, tu manquas de t'étouffer avec ta salive. Lorsque tu vis l'identité de la femme qui devait témoigner, tu n'en crus pas tes yeux. Et, en relevant la tête, la surprise fut d'autant plus grande: c'était bien elle. Vicky. Ton ex-femme. Intérieurement, tu maugréas contre le destin. Ceci dit, tu n'en fis rien paraître et tes yeux azures se fracassèrent contre son regard. Visiblement, elle n'était pas enchantée de ta présence. Au moins, la réciprocité était de mise.

" - Suis-moi. "

Ordonnas-tu, plus froidement qu'un iceberg, tout en lui tournant le dos, comme le dominant que tu avais toujours été auparavant. Sans te retourner, tu l'emmenas dans une salle d'interrogatoire - c'était la procédure.

" - Un café? Un thé? Un verre d'eau? "

Demandas-tu, sans grande conviction, tandis que tu l'invitais à entrer dans la pièce sordide et sans âme. Malgré votre passif respectif, tu te devais de la traiter comme n'importe quelle victime collatérale dans une telle affaire. Toutefois, un murmure intérieur te narrait déjà que ce ne serait pas si simple à vivre.
Wyatt Callahan
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Mar 3 Déc - 11:42
Tu as du mal à cacher ta surprise quand tu vois Wyatt faire son apparition dans la salle d’attente. C’est un véritable fantôme, une très mauvaise surprise. Comment le sort peut se jouer de toi de cette façon ? Tu n’as pourtant fait preuve que de bonnes intentions. Comme quoi, la vie est injuste. Tes sourcils se plissent alors que tu fais ton possible pour rester stoïque. Foutus sourcils, ils trahiront donc toujours chacun de tes états d’âme. Pourvu que ce ne soit pas pour toi. Ce n’est pas à lui de faire ça, n’est-ce pas ? Il va sûrement t’escorter vers un collègue, peu importe, tant que tu n’es pas obligée à passer du temps avec lui. Tu crèverais de passer si ce n’est que cinq minutes seule dans la même pièce que lui. Il prononce ton nom. Visiblement, le plaisir de vous revoir est partagé. Tu as changé depuis la dernière fois que vous vous êtes vus, pour le divorce. Ta longue chevelure brune a laissé place à un carré blond, tu avais besoin de ce changement comme l’ultime pansement d’un mariage qui a échoué. As-tu guéri ? Tu jurerais à quiconque que oui. Pourtant, les larmes qui ont coulé sur tes joues toutes seules quand tu as retrouvé ces photos d’une autre vie dans la cave ne trompent pas. Tu es trop fière pour l’admettre mais tu as encore mal. D’ailleurs, tu n’as fait que penser à ça ces derniers temps. Wyatt… Wyatt qui ne veut pas d’enfant, Wyatt qui ne t’a probablement jamais aimé. Ça t’apprendra à vouloir faire du tri.
Tu hoches la tête sagement quand il t’indique de le suivre. Pourquoi tu fais ça ? Bordel, pourquoi tu as toujours fait ça ?! Wyatt ordonne, tu obéis. Plus vicieux on ne fait pas. Tu inspires. Il faut que tu retrouves ton aplomb. Tu n’es plus cette gentille brunette qui aurait tout fait pour ce type. Tu vas te marier, tu vas avoir un enfant et bon Dieu, tu vas être heureuse. Tout ça, sans lui.
« Un thé, merci. » Il allait te servir à boire donc ? Intéressant. Tu prends place dans la salle d’audition, sans attendre la permission de Wyatt. Quelle petite rebelle. Tu espères encore que quelqu’un d’autre va apparaitre et te libérer de la présence du grand blond. Tu sembles même chercher du regard une autre présence, vainement.
Victoria Holbrook
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Mar 3 Déc - 12:55
La vérité, aussi désagréable est-elle, est évidente: tu n'es pas à l'aise avec la situation. Auditionner une tierce personne ne t'enchantait déjà pas des masses; là, c'était encore pire. Retrouver ton ex-épouse en de pareilles circonstances était une preuve évidente que Dieu avait un humour déplaisant. Heureusement: tu n'étais pas croyant. Sinon, tu serais devenu athée sur-le-champ. Quoiqu'il en soit, malgré un divorce prononcé il y a cinq années déjà, la blessure demeurait présente pour vous deux. La tension était palpable. Soudainement, tout devint plus électrique et moins confortable. Tu t'en serais bien passé! Déjà que ta matinée avait vraiment mal démarré! Suite à un problème d'eau dans ton appartement, tu t'étais retrouvé couvert de mousse, sous ta douche, et dans l'incapacité de te rincer. De ce fait, tu avais tiré une sacrée frimousse lorsque tu avais dû t'asperger d'eau gazeuse en bouteille, afin de retirer les traces de shampoing. D'autant que le litre et demi en question était entamé et au réfrigérateur. Il fallait donc consommer avec délicatesse tout en acceptant la fraîcheur évidente du liquide: une aventure désagréable à souhait!

Après quelques instants dans la salle d'interrogatoire, tu gardas ton calme apparent et lui proposas de quoi la réhydrater. Une forme de politesse étonnante pour ta personne, mais pas tant que cela dans le cadre de ton métier. Victoria accepta un thé, docilement. Malgré son carré blond, elle n'avait pas tant changé que cela, à tes yeux. Pourtant, elle semblait plus déterminée qu'autrefois. Peut-être s'était-elle endurcie? Votre séparation n'avait pas été aisée, sans doute. Sa famille ne t'appréciait pas et tu lui avais donné raison: tu n'avais pas poursuivi cet engagement. Pourquoi? Encore aujourd'hui, la pauvre Victoria devait se le demander. Un manque d'amour? Une cruelle passion? La lassitude? Non. Rien de tout cela. Tu n'étais simplement pas un homme fait pour le mariage. Du moins, ce fut ta seule explication - très peu appréciée d'ailleurs.

" Je reviens. "

Ce fut ta réponse, brève et sans fioriture. Aussitôt, tu t'extirpas de la pièce et tu déambulas jusqu'au réfectoire commun où trônait une bouilloire, des tisanes, des sachets de sucre et des gobelets. Tu préparas rapidement le nécessaire, tout en prenant soin de quémander à tes officiers s'il n'y avait vraiment personne de disponible pour te remplacer. Hélas, ils étaient tous occupés. Tu pestas, intérieurement. Après quelques minutes, tu revins avec le gobelet chaud, trois sortes de thé et deux sachets de sucre, ainsi qu'une touillette. Tu déposas le précieux liquide devant la discrète blonde.

" Voilà. "

Aussitôt, tu ouvris l'ordinateur portable qui trônait sur le bureau et tu entras ton mot de passe pour accéder aux fichiers souhaités. Puis tu ouvris le dossier et tu attrapas un formulaire vierge que tu posas devant Victoria, avec un stylo indélébile.

" Il faudrait remplir ce document avec les informations demandées. C'est surtout pour une vérification d'identité. "

Expliquas-tu, calmement, pendant que tu reportas ton attention sur l'ordinateur. Étrangement, une pensée te traversa l'esprit: elle avait toujours son nom de jeune fille. Cela signifiait qu'elle n'était pas encore mariée. Tes yeux se baladèrent sur ses doigts. Et là, tu remarquas la bague qui ornait son annulaire. Ton cœur rata un bond. Visiblement, elle était avec un autre homme. Cependant, tu fis mine de rien et tu continuas à tenter d'ouvrir le fichier informatique. C'est évidemment dans de telles circonstances que l'ordinateur avait décidé d'être lent, tiens. Heureusement, cela ne dura pas longtemps - bien que cela parut être une éternité.

" Bien. On peut commencer. Raconte-moi ce qu'il s'est passé, Vicky. "

Une fois encore, tu ne lui demandais pas: tu exigeais. Calmement, à ta façon. Cela paraissait si naturel! D'ailleurs, tu ne fis pas attention au fait que tu avais utilisé son surnom plutôt que son identité formelle. A croire que certaines habitudes, même vieilles, ont la peau dure!
Wyatt Callahan
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Mar 3 Déc - 15:35
Tu penses à ton fiancé. Comment va-t-il accepter la nouvelle ? Croiser son ex, c’est une chose. Avoir à passer du temps avec en est une autre, même sous la contrainte. Evidemment, tu vas lui dire. Tu es quelqu’un de bien et d’intègre. Tu n’es pas du genre à cacher ce genre de choses à l’homme qui partage ta vie. Sera-t-il jaloux ? Non. Bien sûr que non. Il a tellement confiance en toi. Il va même te plaindre. Il est si prévisible… Des fois, tu aimerais qu’il ne le soit pas. Tu aimerais qu’il soit jaloux, possessif… Oui, mais ça ne serait pas lui. Il n’a jamais un mot de trop, jamais un geste déplacé. Il te respecte, te traite en égal. Et c’est ce que tu aimes chez lui, pas vrai ?
Wyatt sort de la pièce et revient quelque temps après avec ton thé. Aurait-il eu un tel geste pour toi dans le passé ? Tu ne penses pas. Quelque part, ça suffit pour te faire jubiler intérieurement. Ce n’est sûrement qu’une procédure ou l’usage qui veut ça mais, peu importe, tu prends ce qu’il y a à prendre. Tu t’efforces de ne pas regarde Wyatt. Et pourtant. Tu aimerais savoir. A-t-il changé ? Porte-t-il une bague, lui aussi ? A-t-il laissé pousser sa barbe ? Des questions sans réponse puisque ton regard reste inexorablement fixé sur la tasse d’eau chaude. Tu ne comprends pas pourquoi tu brûles autant d’avoir ce genre de détails. Tu as tourné la page. Depuis longtemps, depuis des années. Qu’il fasse seulement sa vie… Tant qu’il le fait loin de toi, tu t’en moques. Pas vrai ? Une feuille ainsi qu’un stylo apparaissent dans ton champ de vision. Tu as du mal à écouter Wyatt tant tu te martèles mentalement d’être aussi stupide. Tu finis par comprendre toute seule que tu dois le remplir. Ton nom, ta date de naissance, ta situation familiale… Comme s’il ne savait pas. Sérieusement, il aurait pu le remplir tout seul ce truc. A une chose près : ta situation familiale. Tu te fais un plaisir d’y inscrire que tu es fiancée, avec ta plus belle écriture. Au moins, ce sera clair pour lui : tu es passée à autre chose. Le temps parait long sans qu’il ne se passe grand chose. Tu te refuses toujours la vue de Wyatt et trempes ton sachet de thé dans l’eau. Pas de sucre, tu n’aimes pas ça. Et alors qu’il t’annonce que vous pouvez commencer, ton regard furibond vient enfin croiser celui du capitaine. Vicky ? Il rigole ou quoi ? Tu pourrais l’étrangler. De quel droit s’imagine-t-il qu’il peut encore se montrer familier avec toi. « Victoria. » corriges-tu d’un ton sec malgré la douceur naturelle de ta voix. Tu lui souris. C’est un faux sourire. Il est plein de ressentiment, voire même de haine, mais c’est un sourire. Un sourire à la Holbrook, un sourire de politicien. « Je m’appelle Victoria. » Tu bois une gorgée de ton thé, tout juste assez chaud pour te détendre sans te bruler le gosier. Pour le coup, il peut bien attendre un peu. « Je me promenais quand j’ai vu ce touriste se faire arracher ses affaires par un pickpocket. Il était bouleversé et je l’ai accompagné jusqu’ici pour qu’on lui vienne en aide. » Ni plus, ni moins. Vicky qui vole au secours des inconnus. Classique.
Victoria Holbrook
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Mar 3 Déc - 16:30
D'aussi loin que tu te souviennes, tu n'as jamais été véritablement capable de t'engager. L'idée-même du mot "couple" te donnait une forme évidente d'urticaire. Déjà lors des premiers jeux d'amour enfantins, tels les "je t'aime moi non plus", tu t'avérais être un véritable briseur de cœur. Et pour cause: tu refusais catégoriquement les avances de ces demoiselles. Bien sûr, tu as eu des amourettes d'enfance, d'adolescence et même à l'âge adulte. Sauf que cela ne débouchait pas sur une relation sérieuse, au sens propre du terme. Tu te lassais si vite! Et puis, dès que l'engagement devenait plus important, tu n'avais qu'une envie: fuir. C'est, d'ailleurs, ce qu'il s'était passé avec Victoria Holbrook. Bien qu'elle était d'une rare, douce et délicate beauté, tu n'avais pas pu poursuivre sur le chemin sinueux du mariage. Pourtant, elle avait tant accepté de ta part! Y compris tes sombres désirs. Dans votre intimité, comme dans votre couple, tu étais très dominateur. Et, elle, elle se montrait d'une incroyable docilité. Était-ce l'amour qu'elle éprouvait à ton égard qui l'avait rendue si compréhensive? Aucune idée. Sans doute, finalement. Comme bien des autres, elle avait accepté de courber l'échine pour te satisfaire. Hélas, rien ne perdure jamais à tes côtés. Et même la plus sublime des roses finissait par se faner.

Tu attrapes, sans rechigner, le bout de papier sur lequel elle a écrit soigneusement les informations nécessaires au déroulement de l'enquête. Tu remarques aussitôt le "fiancée" inscrit dans la situation familiale. Pour peu, tu aurais esquisser un léger sourire contrit. Tu te retiens, cependant: ce n'est pas le moment de laisser tes états-d'âme prendre le dessus sur ton professionnalisme. Aussi, sans sourciller, tu pianotes sur ton clavier. Tout étant enfin en ordre, après de longues secondes d'éternité, tu te permets de la regarder droit dans les yeux. C'est la première fois depuis vos retrouvailles. Ceci dit, très rapidement, elle se permet de te remettre en place. Dubitatif, tu fronces les sourcils. Il te faut quelques secondes pour comprendre sa réaction. Tu remarques alors que tu as utilisé son surnom d'autrefois; ce qui est désormais interdit entre vous deux. Et si le sourire qu'elle t'offre, en prononçant sa remontrance, est plutôt amer bien que poli, le tient s'étire également. Toi, étrangement, tu es mi-amusé mi-agacé. Tu rirais bien du fait qu'elle ait été piquée au vif. Toutefois, tu es également légèrement énervé qu'elle ose te tenir tête, d'une quelconque façon. Car, généralement, cela provoque en toi une montée de désirs incontrôlables: tes démons intérieurs. Bien malgré toi, tu fantasmes sur le fait de l'attraper par la gorge et de la plaque contre un mur, histoire de calmer ses ardeurs. Cependant, tu te ressaisis et tu te contentes d'agripper le tissu de ton pantalon, sur ta cuisse, avec ta main gauche, histoire de serrer autre chose que sa gorge tout en reprenant le contrôle de toi-même.

" Bien. Victoria, dans ce cas. "

Tu feins l'indifférence, alors que tu es brûlant à l'intérieur. Le combat entre la glace et le feu fait rage en toi. Néanmoins, les années t'apprirent à maîtriser ses passions dévorantes; fort heureusement, d'ailleurs. Sans t'attarder sur les propos passés de la Fiancée, tu écoutes attentivement son récit actuel quant à la raison de sa venue au poste de police. Tu prends note de quelques éléments, sur ton ordinateur, tout en lançant un petit:

" C'est fort aimable à toi. "

Une façon détournée de lui insinuer que, finalement, elle n'avait pas tant changé que cela malgré son carré blond. Pour peu, cela vint t'amuser intérieurement. Elle a avait beau avoir une meilleure répartie, causée par une blessure antérieure, elle demeurait la même au fond d'elle-même. Tout comme toi.

" Tu as remarqué un signe distinctif de l'agresseur, comme une cicatrice ou un tatouage? Il était plutôt petit ou grand? Une couleur spécifique pour ses vêtements ou même sa peau? Une tranche d'âge? Tous les détails peuvent être utiles. "

Demandes-tu, en plongeant tes yeux dans les siens. Bon Dieu, elle est tout de même toujours aussi belle qu'autrefois... C'est cette pensée-là qui vint t'effleurer, après tant d'années de distance et de silence.
Wyatt Callahan
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Mar 3 Déc - 17:20
Tu as toujours rêve du grand Amour. Des frissons à chaque regard, du mariage à l’église, des noces d’or… Depuis toute petite. Tu as été sage, dans ce but. Tu t’es toujours préservée, tu n’es pas une fille facile qui sort avec n’importe qui. Tu crois en l’amour, tu vis pour la passion. Avec Wyatt, t’y as cru. Fort. Tellement fort. Mais il t’a laissé. Alors, tu as bien été obligée d’admettre que tu croyais à des chimères. Tu vas te marier de nouveau mais cette fois, tu le fais surtout par raison. Tu sera bien traitée. Tes parents l’adorent. Dieu sait ce qu’il pouvait être compliqué pour tes parents d’aimer un américain et pourtant ! C’est quelqu’un de bien, de distingué. Ses parents ont fait fortune, c’est un héritier. Une raison de plus pour plaire aux parents Holbrook. Tout est parfait dans le meilleur des mondes. Pourquoi se laisser hanter par les souvenirs d’un mariage malheureux ? Tu aurais du les jeter ces photos. Tu y as pensé… Mais tu n’as pas su t’y résoudre. Quelque chose en toi n’est pas prêt à lâcher prise, à dire adieu. La colère ? Sûrement. Ça gronde en toi. Jamais tu n’aurais tenu tête à Wyatt auparavant, ou presque. Il t’impressionnait beaucoup trop, tu le savais si instable. Tout compte fait, il t’a peut-être sauvé la vie en te quittant. La bienséance dont tu fais toujours preuve t’intime de remercier Wyatt quand il te nomme par ton prénom plutôt que ton surnom mais tu te retiens. Il ne mérite pas ta politesse, encore moins ton égard. Vous allez faire en sorte d’écourter le plus rapidement possible ce moment. Ce sera mieux pour tout le monde. Il retournera à sa vie vide de sens et tu retourneras à la tienne qui promet plein de belles choses.
Si c’est aimable de ta part ? Bien sûr que ça l’est. S’il y a bien quelque chose qui ne changera pas chez toi, c’est ton altruisme. D’autant plus qu’il est vrai, jamais intéressé. Ça te différencie probablement des autres membres de ta famille qui fréquentent nombre de galas de charité dans le seul but de s’y faire voir. Mais, bizarrement, dans la bouche de Wyatt ça semble sonner comme un défaut et ça t’horripile. « Je suis sûre que tu aurais fait pareil. » réponds-tu modestement sans vraiment y croire. Wyatt fait monter en toi quelque chose que tu ne connais que très peu et que tu redoutes au plus haut point : de la colère. Tu lui en veux. A crever. C’est tellement évident. « Il était grand. Habillé en noir, avec une capuche… Je n’ai pas vu son visage… » Tu fais ton possible pour réfléchir sereinement malgré la colère qui gronde en toi. Est-il possible qu’ils le retrouvent avec si peu d’élément ? Tu es quelqu’un de plutôt optimiste mais tu as du mal à y croire. « Il était si rapide. » que tu finis par lâcher dans un haussement d’épaules, sincèrement dépitée de ne pas avoir plus à dire au sujet de cet agresseur.
Victoria Holbrook
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Jeu 5 Déc - 11:20
Dans le fond, tu n'étais pas spécialement un mauvais bougre. Pour autant, tu n'étais pas non plus le Prince Charmant dont rêvaient toutes les petites filles. Ce n'était pas totalement de ta faute: tu n'avais pas été couvert d'amour maternel. Il faut dire que ta mère biologique, atteinte de maladies mentales, avait des sauts d'humeur et paraissait toujours tellement triste. Couplons cela à ton père abusif, violent et alcoolique, et on comprenait que ton enfance n'avait pas été rose. Sans oublier le grand drame de ton existence: le décès brutal de ta maman, assassinée par les coups portés par ton propre géniteur. Tu n'avais que huit ans lorsque tu fus orphelin. Il avait fallu déménager, avec ta soeur et ton frère, de l'Angleterre aux Etats-Unis, chez une tante que tu ne connaissais pas. Certes, elle avait fait office de figure maternelle mais... ce n'était pas pour autant qu'elle parvint à remplacer la douloureuse perte d'autrefois, ni la vision du corps inerte de celle qui t'avait donné la vie.

Heureusement, le poids des années fit que tu avais vécu avec tes blessures sans devenir un monstre. Tu en étais un "demi", comme tu aimais le souligner. Ni bon, ni mauvais: tu cherchais à demeurer neutre, en contre-balançant tes vices par des actions plus lumineuses. C'est pour cette raison que tu t'étais engagé dans l'armée, puis dans le service de police: ainsi, tu aidais les autres, malgré que ta vie soit parfois en danger. Hélas, tes démons n'avaient de cesse de te murmurer des obscénités, dès lors que tes émotions prenaient le dessus. C'est pour cette raison que tu tentais de rester impassible, la plupart du temps. Tu savais que tu pouvais être doté de mauvaises pensées, bien malgré toi. Certes, tu n'avais jamais infligé des châtiments corporels qui n'étaient pas tolérés par tes compagnes: elles étaient consentantes et prévenues de tes accès de colère. Pourtant, tu avais peur de franchir la limite, un jour, et de devenir le mini-portrait de ton paternel.

Victoria essaie de souligner que, sans doute, tu aurais pu faire pareil dans la même situation. Possible. Sauf que tu n'en es pas certain. Elle, elle avait toujours été altruiste. Elle s'oubliait, s'abandonnait, pour les autres. Toi, tu étais vraiment plus égoïste. C'est pourquoi tu ne pus confirmer les paroles de la jeune femme. Tu te contentas alors de pianoter les maigres informations qu'elle détenait sur l'assaillant de la rue. Autrement dit: pas grand-chose. D'ailleurs, elle semble dépitée de ne pas pouvoir donner plus d'indications.

" Malheureusement, ils le sont presque tous. "

Déclaras-tu, en parlant de la rapidité avec laquelle le vol avait eu lieu. Ce n'était pas simple de les identifier, de toute façon: ils se ressemblaient tous. Ils s'habillaient de façon passe-partout, ne montraient pas leur visage et prenaient soin de fréquenter des lieux où ils pouvaient très vite se dissimuler. Tu reportas alors ton attention sur la jeune femme.

" Merci pour ta coopération, Victoria. Ce sera tout. "

Termines-tu, sans émotion, en prenant soin de souligner son prénom. Tu reste stoïque malgré les pensées qui traversent ton esprit. Des souvenirs sur votre relation viennent chatouiller ton âme. Cependant, tu préfères les taire. Les oublier. C'est ce que tu avais décidé, en signant les papiers du divorce: tu passais à autre chose et elle également. D'ailleurs, son anneau le prouvait bien: elle était désormais heureuse. C'est, secrètement, ce que tu lui souhaitais. Tu te levas de ta chaise, afin d'accompagner Victoria jusqu'à la sortie de la salle, voire même du commissariat.
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Jeu 5 Déc - 15:20
Vous êtes si différents tous les deux. Alors que Wyatt n’a connu que désolation pendant ton enfance, tu as connu amour, paix et harmonie. Certes tes parents étaient des gens très occupés mais quand ils étaient présents, c’était toujours pleinement. Tu as toujours pu compter sur eux. Tes parents t’ont appris à être quelqu’un de bien. Même si, franchement, ils n’ont pas eu beaucoup de mal. Il faut bien l’admettre : tu es la gentillesse incarnée. Tu as beau faire la dure sous des airs boudeurs, Wyatt ne doit sûrement pas y croire. Oui, tu as souffert. Mais non, ça n’a pas suffit à changer ta nature profonde. Tu dois être née comme ça, avec une auréole sur la tête.
Tu as hâte que cet échange se termine. Tu es de plus en plus mal à l’aise. Tu n’avais pas prévu ça. Tout ce que tu voulais, c’était te promener et penser à autre chose. Penser à autre chose qu’à ton mariage raté, penser à autre chose que ce bébé qui ne s’est pas encore installé en toi. C’est si triste. Tu as enfin trouvé l’homme qui veut une descendance mais ça ne vient pas… C’est long. Ton désir de maternité est si grand pourtant. Quand tu vois Wyatt en face de toi, tu te souviens à quel point tu as pu fantasmer à l’idée d’avoir un petit garçon qui lui ressemble. Un blondinet -un vrai-, mince et élancé. Il n’en sera jamais rien. Aujourd’hui, tu n’idéalises plus. Tu peines même encore à y croire tant le chemin te parait long. « Sans doute. » réponds-tu, l’air absent. Ça y est, l’heure où Wyatt te congédie est enfin arrivée. Tu laisses échapper malgré toi un petit soupir de soulagement. C’était trop intense. Tout d’un coup, tu ressens le très vif besoin de retourner à ta petite vie bien tranquille et rangée. Il t’ouvre la porte, tu as l’impression de sortir de prison. Cependant, à peine la porte franchie, tu entends un homme s’écrier :  « Attendez, nous avons des suspects. » Des suspects ? Déjà ? Maintenant ? Tu déglutis. Ton air ravi se transforme en effarement. Pourquoi diable fallait-il que ça tombe sur toi ?! « Désolée mademoiselle, j’espère que vous n’êtes pas attendue ailleurs. » Tu clignes des yeux. Une fois. Puis deux. Comme si l’information avait du mal à parvenir à ton cerveau. Tu hoches la tête. Tu auras fait ta bonne action de l’année.
Victoria Holbrook
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Jeu 5 Déc - 15:42
Victoria. Elle avait été, sans nul doute, la seule femme avec laquelle tu avais eu un espoir: celui du changement. Elle qui était si douce, altruiste, attentionnée, maternante et bien élevée; elle était la parfaite épouse. C'est sans doute ce qui avait poussé ton palpitant à papillonner un peu plus intensément. Pour elle, tu avais eu envie d'essayer de devenir un homme honnête. Un homme bien. Malheureusement, tes démons ne te laissèrent tranquille que trop peu de temps. Pas assez pour pouvoir te transformer, mais trop pour reculer dans tes engagements. Elle avait eu la bague au doigt si rapidement, dans votre relation! Tu l'avais pourtant prévenue de ta profonde nature; celle si destructrice. Elle avait accepté, docilement. Ca aurait pu fonctionner! Si seulement elle n'avait pas voulu d'enfant, tiens. Hélas, elle était ainsi. Elle avait tant d'amour à donner qu'il lui paraissait impensable de ne pas le transmettre à une progéniture. Sauf que, pour toi, il était hors de question que tes gênes se mélangent à quiconque. Tu avais trop souffert durant ton enfance. Tu ressemblais trop à tes parents, avec leurs défauts surtout, dans les moments de crise. Il était donc inutile pour toi d'infliger cela à autrui. Victoria était une adulte consentante. Un bébé, lui, n'était qu'innocence. T'imaginer capable de frapper un jour un enfant... cela te glaçait le sang. Tu te le refusais! Alors, tu préférais ne pas prendre le moindre risque à ce sujet. Ceci dit, tu aurais peut-être pu craquer. Fantasmer sur une fillette avec les yeux de Vicky... ça avait été un secret bien gardé. Et tu espérais l'emporter dans ta tombe. Car avouer cela serait un échec cuisant pour toi et ta carapace si impénétrable.

Mais alors qu'elle s'apprêtait enfin à être délivrée de ta présence, en passant le pas de la porte de la salle exiguë, un de tes collègues arriva en trombe dans le commissariat, haletant. Il expliqua, en quelques mots, que Victoria était encore nécessaire durant les prochaines minutes. Des suspects devaient être identifiés, dans le but de trouver le coupable - s'il était dans le lot des hommes arrêtés. Tu soupiras légèrement à cette annonce. Puis, tandis que l'agent se retira de ton champ de vision, tu te retournas vers Vicky. Elle était, visiblement, un peu perturbée. Il y avait de quoi.

" Au moins, ça évite de devoir te reconvoquer plus tard. "

Lances-tu, pragmatique. Bien que la probabilité aurait fait que le suspect n'aurait certainement pas été arrêté, faute d'informations révélatrices. Toutefois, dans le cas contraire, la Fiancée aurait dû revenir pour donner son avis. Tu t'avances alors de quelques pas, lui tournant le dos.

" Suis-moi. "

Un ordre bien avisé, une fois encore. Tu décidas de marcher en direction de la salle protégée, là où les hommes seraient derrière une vitre teintée. Le touriste, trop secoué, n'avait sûrement pas pu identifier l'individu concerné. Possiblement que Victoria ne le pourrait pas non plus. Qu'importe: il fallait tenter le coup. Avant de franchir la porte, tu te retournas pour lui faire face.

" Il y aura plusieurs hommes, avec des numéros, derrière une vitre teintée. Ils ne pourront ni te voir ni t'entendre. Si tu reconnais le présumé coupable, tu peux simplement dire son numéro. Si tu n'es pas certaine, cela ne fait rien. C'est déjà bien d'essayer. "

Tu te veux rassurant, malgré tout. Tu sais que l'appréhension peut pousser les témoins à se rétracter ou à paniquer. Tu veux éviter cette situation à Vicky.

" Prête? "

C'est la première fois que tu es prévenant, depuis le début de votre entretien. Dès qu'elle te fera signe, vous entrerez dans la pièce. Tu attends juste le feu vert de ton ex-femme.
Wyatt Callahan
Wyatt Callahan
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Ven 6 Déc - 11:20
Tu n’aimes pas mentir. On pourrait croire qu’avec une famille comme la tienne, le mensonge serait inné mais ce n’est pas le cas. Tu as du beaucoup travailler. Aussi tu n’es pas quelqu’un de faux mais tu arrives parfaitement à l’être aujourd’hui quand les situations l’exigent. Ça te demande néanmoins tellement d’efforts… Ça peut vite être éprouvant. C’est sûrement une des raisons qui t’a poussé à t’éloigner de ta famille. Ça et l’appel de l’Amérique. Tu as toujours su que ce pays était fait pour toi. Et te voilà, fraichement fiancée à un américain, prête à devenir mère et à dérouler la vie dont tu as toujours rêvé. Bien sûr, il y a des ombres au tableau. Wyatt en est définitivement une. Tu as envie de prendre tes jambes à ton cou. Tu ne supportes plus sa présence qui réveille trop de souvenirs, trop de fureur. La colère, ce n’est pas une sentiment pour toi. La si douce et si bienveillante Victoria, ne supporte pas trop longtemps les pensées néfastes qu’elle a en présence du capitaine. Tu acceptes malgré tout de voir les suspects. Qu’est-ce que tu pouvais bien faire d’autre ? Refuser ? Tu allais peut-être pouvoir aider un innocent à retrouver ses biens, tu n’allais quand même pas faire preuve d’un si grand égoïsme en te défilant. Pour oublier ton malaise, tu tentes de te concentrer. Tu te connectes à tes souvenirs, essayes de te souvenir du moindre détail qui pourrait t’aider à reconnaitre le voleur. Tu entends à peine Wyatt te sommer de le suivre. Vous arrivez devant une nouvelle porte, Wyatt te donne des consignes. Tu hoches la tête quand il te demande si tu es prête et alors qu’il s’apprête à ouvrir la porte, tu te ravises : « Attends… Admettons que je le reconnaisse. Il se passe quoi ? Il va où ? » Evidemment, tu penses aux représailles. Mais pas que. Si ça se trouve, ce mec a un casier long comme un bras. Peut-être même qu’il va aller en prison. A cause de toi ? Tu aurais du mal à porter ce poids. Il a beau ne pas être innocent, tu n’as pas envie d’être responsable d’un si grand malheur. C’est bien ton problème. Tu es gentille. Beaucoup trop gentille. Avec que des gens comme toi, les prisons seraient vides.
Victoria Holbrook
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